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Actualité internationale et nationale

  L’UNICEF sur le terrain …   

  
  • République Démocratique du Congo
50 000 personnes déplacées confrontées à la violence et à l'insécurité au nord Kivu, dans l'est de la RDC.

Paris, le 30 octobre 2008 - Les violents combats au Nord Kivu, en République Démocratique du Congo, se sont intensifiés ces derniers jours, provoquant le déplacement de dizaines de milliers de personnes vers Goma, la capitale de la province. La plupart des combats se sont concentrés autour de la ville de Kibumba dans le territoire de Rutshuru, d’où près de 40 000 personnes (la plupart déjà déplacées) ont fui vers le nord en direction de Kanyabayonga. D’autres ont fui de la ville de Rutshuru et des villages alentour vers la frontière ougandaise.

La ville de Kibumba elle-même était le lieu de résidence d’environ 17 000 personnes déplacées qui vivaient dans des camps de fortune. Toutes ont été déplacées une fois de plus. Pour Julien Harneis, responsable de l’UNICEF dans l’est de la RDC : “ Les conséquences de ces déplacements répétés sont dévastatrices pour les femmes et les enfants. Dans de telles conditions, le risque d’épidémies de choléra et de rougeole s’intensifie et le nombre de cas de malnutrition des enfants menace de grimper. Si aucun répit ne survient dans les combats et les déplacements, ce sera une question de vie ou de mort pour les enfants et leur familles ”.

L’UNICEF a positionné des stocks de matériel domestique et des secours tels que des couvertures et des bâches plastique dans l’est du pays : les partenaires de l’UNICEF, Solidarités et International Rescue Committee, vont les distribuer dès que les familles auront pu s’installer dans un endroit sécurisé. Avant que les combats ne s’intensifient, il y avait entre 7 et 8 000 personnes déplacées dans les camps de Kabati en dehors de Goma. En trois jours, leur nombre a grimpé à 50 000, avec beaucoup de nouveaux venus déplacés dans les églises, les écoles ou à l’air libre juste à l’extérieur des camps.

L’UNICEF a du interrompre l’assistance humanitaire aux personnes déplacées dans les camps de Kabati en raison de l’insécurité et de la violence. Jusqu’à il y a deux jours des camions citernes approvisionnaient la population en eau potable grâce à un partenariat avec Mercy Corps. Des latrines supplémentaires ont été installées dans les camps et en dehors pour faire face à l’augmentation du nombre de personnes. En partenariat avec Save the Children GB, l’UNICEF travaillait aussi à l’identification des enfants séparés afin qu’ils soient placés dans des familles d’accueil jusqu’à ce que leurs parents soient retrouvés.

Depuis début d’octobre, et avant le regain de violence actuel, 193 enfants séparés avaient été identifiés, dont 46 avaient pu être reconduits jusqu’à leur famille. Les activités de l’UNICEF reprendront dès que la situation le permettra. L’UNICEF rappelle que tous les groupes armés et acteurs du conflit ont le devoir de respecter les droits de l’enfant et de s’assurer que tous les enfants ont accès à la protection de leur famille, aux soins de santé et à l’éducation.

Pascale de la Frégonnière 
Chargée de Communication
Direction de la Communication

  
  • Urgence en Birmanie
En Birmanie, les équipes de l'UNICEF accèdent aux zones isolées. Situation désespérée pour les enfants. Paris, le 16 mai 2008 – Toutes les missions de l’UNICEF à travers les zones inondées du Myanmar (Birmanie) confirment que la destruction des habitations, des écoles et des systèmes d’eau et d’assainissement sont de terribles menaces pour la survie et le bien-être des enfants.14 jours après le passage du cyclone, l’UNICEF est très préoccupé par le sort des enfants survivants et maintenant exposés aux dangereuses conséquences du cyclone comme les maladies.

Des milliers d’enfants vivent dans des abris temporaires et subissent les orages et les pluies, en particulier dans la région de Rangoon. Plus de 70 missions d’évaluations et de secours de l’UNICEF sont en cours dans les régions touchées, pour distribuer des kits de survie (bâches plastiques, matériel pour purifier l’eau, médicaments et moustiquaires, ustensiles de cuisine). Selon les Nations unies, plus de 2,5 millions de personnes seraient sévèrement affectées par la catastrophe. Les équipes de l’UNICEF confirment que dans les zones qu’elles ont visité, quelque 40% des personnes sévèrement affectées sont des enfants. Si ces observations sont représentatives, il pourrait donc y avoir plus d’un million d’enfants ayant besoin de secours d’urgence.

Un avion est attendu demain samedi (le 4e pour l’UNICEF), il transporte plusieurs tonnes de nourriture thérapeutique pour les enfants souffrant de malnutrition. 33 camions, d’une taille adaptée aux routes et ponts endommagés sont dispatchés à travers les districts de Yangon (Rangoon) et Irrawaddy. “ Le matériel parvient aux populations, bien sûr ce n’est pas aussi simple que dans d’autres pays, mais on trouve toujours des stratégies même si nous n’avons pas d’accès partout. Grâce à notre personnel local et aux associations locales, on arrive  toujours à trouver un moyen pour accéder aux victimes ” témoigne Anne-Claire Dufay, responsable de la Protection pour l’UNICEF en Birmanie.

Les Nations unies réclament un accès plus important aux populations affectées : le Secrétaire général de l’ONU a estimé hier que le “ gouvernement du Myanmar avait fait preuve d'un degré de flexibilité ”, et que cela était “ encourageant ”. “ Mais il faut faire bien plus ”, a-t-il ajouté, rappelant que chaque heure comptait. L’UNICEF a également mis en place la diffusion de messages radio pour aider à réunir les enfants séparés à leurs parents ou famille proche. 18 espaces pour les enfants ont été installés dans plusieurs endroits et offrent éducation, soutien psychologique et services de santé et nutrition aux enfants et aux femmes seules. L’UNICEF travaille en étroite collaboration avec la Croix-Rouge birmane et d’autres partenaires.

Parmi les secours distribués, figurent des pastilles de purification pour l’eau, des sels de réhydratation orale contre la diarrhée, des kits de santé, des médicaments essentiels, des équipements pour installer des latrines, des bâches plastique, des kits “ école en boite ” et des kits récréatifs pour les enfants déplacés, des moustiquaires et des sprays anti-moustiques.

Maud Saheb

  
  • Justice des mineurs, questions majeures
L'UNICEF France relance le débat chaque semaine sur son site avec des spécialistes.

Paris, le 21 octobre 2008 - Alors que les débats s’animent sur fond de réforme de l’ordonnance de 45 et qu’un certain nombre de faits divers tragiques interpellent la justice sur les réponses à apporter à la délinquance  des enfants et des adolescents, l’UNICEF poursuit son travail de consultation d’experts et de personnalités sur cette question de société. Dans une série web intitulée “ Justice des mineurs, questions majeures ” la parole est donnée à des magistrats, juristes, pédopsychiatres, sociologues.
 
Cette semaine, Fabienne Quiriau, Présidente de la Commission Enfance en France, exprime son inquiétude : “ Ma crainte c’est de voir la justice des mineurs glisser vers la justice des majeurs ”.
 
La semaine passée, Dominique Perben, ancien garde des Sceaux, affirmait : “ Les jeunes ne sont pas accompagnés dans la vie comme ils devraient l’être, ni par leur famille, ni par leurs voisins de proximité, ni par leur communauté. Ils deviennent clients de la justice, qui est finalement le bout de course. Quand la police et la justice ont à s’occuper d’un jeune c’est que tout le reste a échoué avant. Il faut avoir le courage d’améliorer nos dispositifs de prise en charge ”.
 
Dans un autre entretien, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik expliquait avec force que “ la prison réunit toutes les conditions de répétition de la violence. Elle provoque l’isolement sensoriel, l’arrêt de l’empathie, l’augmentation de l’angoisse, entretient les relations toxiques et l’humiliation. En sortant de prison, on constate que l’enfant n’est plus apte à réguler ses émotions ”. La pédopsychiatre Marie-Rose Moro mettait également en garde contre la punition systématique : “ Derrière un acte délinquant, il y a un enfant ou un adolescent pour lequel il faut individualiser la réponse. Il faut se donner les moyens d’une évaluation éducative, judiciaire, psychiatrique de chaque situation. Pour la société, la meilleure protection c’est la compréhension ”.
 
Jean-Pierre Rosenczveig, Président du tribunal pour enfants de Bobigny expliquait : “ Dans plus de 8 cas sur 10, un gamin pris en charge très tôt, avec une mobilisation parentale, parfois avec un suivi éducatif ne se retrouvera pas dans des actes de délinquance ”.
 
Depuis le début de cette série, des personnalités se sont engagées auprès de l’UNICEF pour alimenter le débat sur la justice des mineurs : Dominique Versini, Défenseure des enfants, Jean-Claude Guillebaud, philosophe et journaliste, Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, Guy Gilbert, prêtre éducateur, Christine Lazerges, Professeur de droit à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, Dominique Balmary, Président de l’UNIOPSS, Gabriel Mouesca, Président de l’Observatoire international des prisons.
 
Jeudi 23 octobre, l’UNICEF participera à la journée de réflexion sur l’ordonnance de 45 organisée par l’UNIOPSS.
 
Pascale de la Frégonnière 
Chargée de Communication
Direction de la Communication

  
  • Appel de l'UNICEF pour la protection des mineurs isolés étrangers
Appel pour un véritable statut juridique
Alors que la France accède à la présidence européenne et que la question de l'immigration suscite un intense travail législatif au sein de l'Union, nous, acteurs engagés dans la défense des droits de l'enfant, lançons un appel solennel aux autorités françaises au sujet de la situation des mineurs isolés étrangers.
Au-delà des débats brûlants autour des politiques de régulation des flux migratoires, nous demandons que ces enfants bénéficient d’un statut juridique leur conférant une protection adaptée.
Seuls, déracinés, privés de l’attention d’un adulte, menacés par toutes les formes de violence, d'abus et d'exploitation, leur protection relève de la responsabilité des autorités de notre pays et, plus largement, des Etats de l’Union. La précarité de leur situation de mineurs isolés doit évidemment primer sur leur condition d'étranger. Il en va du respect de la Convention des droits de l'enfant (CIDE), comme des engagements pris par la France (1) et par tous les Etats signataires de ce traité international (2).
La situation actuelle des mineurs isolés étrangers ne peut perdurer : inacceptable pour ceux qui ne sont pas admis sur le territoire (alors que leur situation l’exigerait aux yeux de la CIDE) et à bien des égards insatisfaisante pour ceux qui sont légalement accueillis dans le pays.
Les premiers sont renvoyés dès leur arrivée par les voies aéroportuaires ou placés en zone d’attente comme les adultes, aucune procédure particulière n’étant définie pour les mineurs. Le refoulement, trop systématique, s’effectue en direction du dernier pays de provenance du jeune qui n’est pas, bien souvent, son pays d’origine.
Ceux qui parviennent à passer entre les mailles du filet demeurent sur le territoire, clandestinement, en errance, vulnérables à l’extrême, proies faciles des trafiquants et des réseaux de prostitution ou de travail clandestin. La réalité de ces dangers reste sous-estimée par les autorités en charge de la protection de l’enfance.
La prise en charge des seconds, écartelée entre la législation relative à la protection de l’enfance et celle sur le séjour et l’entrée des étrangers en France, prend trop peu en compte la situation particulière de ces enfants : absence de tutelle et de représentation légale, insuffisance de l’assistance juridique, absence d’accompagnement psychologique adapté à un parcours parfois traumatisant, inadéquation des dispositifs éducatifs, manque de formation spécifique des travailleurs sociaux...
La rétention des mineurs non accompagnés en zone d’attente (3), la désignation tardive et les moyens insuffisants des administrateurs ad hoc, l’incertitude sur leur âge et leur état de minorité par manque de fiabilité des méthodes actuelles de détermination de l’âge, l’incohérence des procédures dans l’étude des demandes d’asile et le caractère approximatif de leur prise en charge imposent une réflexion globale et un changement radical d’attitude.
De plus, ces jeunes sont mobiles et interpellent ainsi l’ensemble des pays de l’Union. Pourtant, hormis celles, notables, du Conseil de l’Europe, aucune initiative européenne concrète n’a été prise pour apporter une réponse à la hauteur des parcours complexes, voire des drames vécus par ces mineurs. La directive, dite “ directive retour ”, votée au Parlement européen le 18 juin dernier, loin d’apporter une quelconque garantie de protection, vise à intensifier leur expulsion et autorise leur détention en zone d’attente pendant la même durée que les adultes.
Face à cette situation indigne de notre pays, et contraire au devoir de protection qui lui incombe, nous appelons instamment les autorités françaises :
à promouvoir un principe de non refoulement aux frontières de l’Europe et à cesser de recourir à l’enfermement des mineurs isolés étrangers en zone d’attente (en instaurant par exemple des lieux d’accueil et d’orientation qui proposeront un accompagnement adapté par des professionnels spécialisés de l’enfance) ;
à faire la promotion, à l’échelle européenne, d’une véritable politique de protection ainsi que d’un statut juridique spécifique pour ces mineurs qui encadrerait leur accueil et leur suivi pour une protection maximale et une équité de traitement sur l’ensemble du territoire européen, prenant appui sur la Convention internationale des droits de l’enfant et sur les positions du Conseil de l’Europe.
La France dispose, aujourd’hui, d’une occasion unique de faire bouger les lignes sur cette question. De notre point de vue d’experts et de praticiens, ces deux dispositions sont envisageables si elles bénéficient d’un fort soutien. Il serait tout à l’honneur de la France d’en être le promoteur.
A l’inverse, nous estimerions profondément condamnable que ces mineurs soient les victimes des crispations politiques autour de la question de l’immigration.
La France a ratifié la CIDE en 1990
192 pays sont signataires de la CIDE
Cela a valu à la France de très nombreuses critiques, dont celles du Comité des droits de l’enfant  des Nations unies.

Carine SPINOSI
Chargée de communication
Direction de la communication
  
  • Enfants Malgaches et Somaliens
Le comité Français pour l'UNICEF débloque 350 000 € de son fond d'urgence pour apporter une aide aux enfants malgaches et somaliens.
  
  • Cyclones à Madagascar
150 000€ ont été débloqués en faveur des enfants victime des cyclones à Madagascar. Cette somme permettra de fournir du matériel de dépistage de la malnutrition (balances, périmètres brachiaux, tables de mesure,...); de former des agents de santé à la détection et au suivi des cas de malnutrition sévère,... En quatre mois, l'île a été frappée par trois violents cyclones qui ont affecté près de 344 000 malgaches et détruit les cultures qui battaient leur plein.
  
  • Urgence nutritionnelle
Le CFU a également décidé d'octroyer 200 000€ afin de venir en aide aux enfants somaliens et répondre à l'urgence nutritionnelle. Un soutien opérationnel et technique sera apporté à une ONG partenaire de l'UNICEF pour la détection des cas de malnutrition aiguë et la réhabilitation nutritionnelle des enfants atteints (aliments thérapeutiques, aliments de complément et du matériel anthropométrique seront fournis aux agents et centres de santé). L'UNICEf soutiendra également des activité de supplémentassions de vitamine A, d'éducation aux bonnes pratiques et à la promotion de l'allaitement maternel durant les six premiers mois de l'enfant.